Meilleurs souvenirs des pays du jazz...

Envoyez-nous vos meilleurs souvenirs "jazz et musiques improvisées" : nous les publierons ! Comment faire ?).
À quand de vos nouvelles ?


> C’était au D.O.C., à Saint-Germain-d’Ectot (Calvados) le 5 octobre 2012.

AUM Grand Ensemble, au DOC, le 5 octobre 2012.
AUM Grand Ensemble, au DOC, le 5 octobre 2012.
© Thierry Giard / CultureJazz.fr

DOC, DOC, DOC !

Les trois coups de la nouvelle saison du D.O.C. [1] ont retenti le 5 octobre.
Trois temps, trois mouvements pour une soirée atypique.
Après le vernissage de l’exposition des œuvres du plasticien-vidéaste Christophe Bisson, après un court-métrage chorégraphique de la réalisatrice caennaise Agathe Roy ("Petites histoires" qui explorent des espaces délaissés de l’environnement de sa ville), l’AUM Grand Ensemble investissait la scène du DOC.
Nous avons partagé l’enthousiasme d’Alain Gauthier pour un des "grands formats" les plus audacieux du moment (lire son compte-rendu du concert du 3 octobre à Paris). La musique organique composée par le saxophoniste Julien Pontvianne prend corps autour de la voix d’Anne-Marie Jean qui fait revivre les "jail poems" écrits par Bob Kaufman, le "beatnik ultime" (1925-1986) en présence d’une des phalanges les plus inventives du jeune jazz français.

Les voyages à Saint-Germain-d’Ectot sont toujours l’occasion de rencontres artistiques qui éveillent les sens et invitent à la curiosité.
Allez-y !

.::Thierry GIARD: :.


Les cartes postales de :

AUM Grand Ensemble au DOC - 5 oct. 2012| Ben Wendel et Dan Tepfer au Sunside | "Palo Mayor" à Dax | "Constellation" aux Studios La Buissonne | "Jazz à La Plage" à Dijon | "Jazz à La Tour" - La Tour d’Aigues | "Jazz à La Tour" - La Tour d’Aigues | "Jazz au Jardin" - Dijon | Wayne Shorter à Sète - 17 juillet | "Charlie Jazz Festival" - 6 juillet | "Jazz à Couches 2012" - 7 juillet | "Jazz à Couches 2012" - 6 juillet | "Jazz à Couches 2012" - 5 juillet | "Jazz à Couches 2012" - 4 juillet | "A Jazz Agricole Day 2012" | "Orléans 2012"- Ô Jazz | Paris : 5 saxophonistes | "Jazz à Saint-Germain-des-Près Paris" - 22 mai. | "Jazz sous les Pommiers" - 17 mai 2012 | Jazz sous les Pommiers "off" - 14 mai 2012 | "Jazz sous les Pommiers" - 12 mai 2012...


> Souvenir du Sunside, le 3 juillet 2012

Dan Tepfer, piano et Ben Wendel, saxophone au Sunside.
Dan Tepfer, piano et Ben Wendel, saxophone au Sunside.
© Philippe Paschel

C’était au Sunside Jazz Club, à Paris le 3 juillet 2012...

Dès le premier thème, "Monk’s dream", le parti-pris du duo est annoncé, le retard : une légère attente là où la mélodie devrait démarrer. Cela n’a pas été systématique, mais ce jeu de suspens occupait l’esprit de l’auditeur, sans la continuité qu’aurait offerte une section rythmique.
Dan Tepfer joue d’une manière surprenante, cubiste, une sorte de Fats Waller "free", comme parfois Jacky Byard .
Ben Wendel a un beau son, une belle technique et connaît son harmonie. C’est un jeune musicien en pleine maturation.
À suivre donc... Par exemple, lors de la tournée qu’il effectue en quartet avec Dan Tepfer ce mois-ci (24-28) à travers la France (Lyon, Montpellier, Viviers...). À Paris au Sunside les 27 et 28 octobre.

.::Philippe Paschel: :.

Ben Wendell (saxophone ténor, basson, mélodica), Dan Tepfer (piano)


> C’était à Dax (Landes) les 8 et 9 septembre 2012.

PALO MAYOR à Dax lors de “Toros y Salsa 2012"

Chaque année, le deuxième ouiquende de septembre la ville de Dax bruisse alternativement aux corridas et à la salsa, deux éléments fondamentaux de la culture hispanique de chaque côté de l’Océan.
Cette année le groupe qui a fait un tabac venait du Venezuela : piano, basse, 2 chanteurs, 3 percussions et 4 trompettistes stratosphériques emmenés par Rafael Rey, premier trompette et le plus petit de la section ! Pendant deux heures ils ont joué ce qu’eux-mêmes qualifient de “rumba”, un rythme entraînant qui faisait même se trémousser quelques vieux curistes entre leurs cannes (Dax a une spécialité de boue anti-rhumatisme etc.).
Une grande piste de danse en bois permettait à tous ceux qui le souhaitaient de danser, chacun à son goût, majoritairement une sorte de rock’n roll déhanché-exotique. Il faisait une chaleur tropicale.

.::Philippe Paschel: :.


> C’était à Pernes-Les-Fontaines (Vaucluse) le 5 septembre 2012.

De gauche à droite : Steve Swallow, Christophe Marguet, Benjamin Moussay, Régis Huby, Cuong Vu et Chris Cheek, le 5 septembre 2012.
De gauche à droite : Steve Swallow, Christophe Marguet, Benjamin Moussay, Régis Huby, Cuong Vu et Chris Cheek, le 5 septembre 2012.
© CultureJazz.fr

Moment de détente au soleil devant l’entrée des Studios La Buissonne à Pernes-Les-Fontaines (Vaucluse) après le déjeuner sur une terrasse ombragée du village.
Steve Swallow, Christophe Marguet, Benjamin Moussay, Régis Huby, Cuong Vu et Chris Cheek ont posé avec le sourire pour une photo de groupe informelle. Absents sur la photo, les indispensables maîtres du son : Nicolas Baillard et Gérard de Haro.

Pas de temps à perdre, il fallait retourner dans le studio pour écouter les différentes prises réalisées depuis 3 jours pour le futur album du sextet franco-américain "Constellation" réuni par Christophe Marguet. Ce projet a vu le jour grâce au soutien des festivals Jazz sous les Pommiers et Jazz à La Villette. Le disque sera publié sur le label Abalone de Régis Huby ici musicien et producteur.

Nous avions été transportés (d’une rive à l’autre de l’Atlantique...) par le très beau concert de Coutances le 17 mai 2012 et ce que nous avons pu entendre lors de cette escale à Pernes-Les-Fontaines a renforcé ce point de vue... Vivement la sortie du disque au début 2013, mais nous allons y revenir très prochainement ! (À suivre...)

.::Thierry Giard: :.

Christophe Marguet sextet "Constellation" : Steve Swallow (basse), Christophe Marguet (batteur et leader), Benjamin Moussay (piano et Fender Rhodes), Régis Huby (violons... et producteur du disque), Cuong Vu (trompette) et Chris Speed (saxophone ténor). Prise de son : Nicolas Baillard et Gérard de Haro en collaboration avec Sylvain Thévenard.

> Lire aussi sur CultureJazz.fr : "Constellation" à Coutances le 17 mai 2012


> C’était à Dijon (Côte d’Or) au mois d’août 2012...

Jazz à la plage (Dijon) : il n'y a pas d'age pour vivre le jazz !
Jazz à la plage (Dijon) : il n’y a pas d’age pour vivre le jazz !
© Jacques Revon

Trois concerts gratuits ont marqué ce mois d’août à la plage du lac KIR à Dijon. Ces trois concerts faisaient suite à Jazz au jardin, concerts gratuits également qui se sont déroulés en juillet et en plein centre ville. (Carte postale du juillet).

Trois vendredi de suite les 3, 10 et 17 août près de 2000 personnes se sont retrouvées face au podium installé par la ville de Dijon au bord de la plage comme les années précédentes, trois concerts organisés par l’association MEDIAMUSIC.

Au programme, trois univers du jazz. Sur scène, Reverse un duo electro-jazz, saxophone et logiciel informatique interactif puis le vendredi suivant des rythmes venus de Cuba : rumba, salsa…avec le groupe Ocho Son enfin pour conclure ce jazz à la plage, de la pop, du soul avec le groupe de Damien Saint Loup.
Un public très varié, visiblement conquis par cette initiative ouverte à tous, qui ne peut que mieux faire connaître les jazz ! Maintenant il faut penser à la rentrée pour d’autres aventures.

Bonne rentrée à tous !

.::Jacques REVON: :.


> C’était à La Tour d’Aigues (Jazz à La Tour - Vaucluse) le 13 août 2012.

Une petite histoire de l'Opéra par Laurent Dehors.
Une petite histoire de l’Opéra par Laurent Dehors.
"Jazz à La Tour" le 13 août 2012 - © CultureJazz.fr

Lundi 13 août, au festival Jazz à La Tour à la Tour d’Aigues, l’AJMI [2] nous a prouvé que tout est possible.
Vous n’aimez pas le jazz ? Allez donc écouter de l’opéra !
Avec sa "Petite histoire de l’Opéra", Laurent Dehors a plus d’un tour dans son sax et nous laisse sans voix. Bousculant les repères, créant des mélanges étonnants et détonants voire déconnants, le spectacle qu’il a conçu, écrit et qui est joué par des musiciens fabuleux est absolument indescriptible. On passe de Mozart à Kurt Weill, de Purcell à Darius Milhaud. Il fait exploser les codes, l’humour est en toile de fond et nos oreilles sont ravies par la magnifique voix de soprano puissante ou délicate d’Anne Magouët, capable de tout. Des montées en puissance aux accents free se mêlent aux airs connus dont l’interprétation délirante nous épate à chaque fois.

À voir et entendre absolument !

.::Denise Giard: :.

Une petite histoire de l’opéra : Anne Magouët : soprano / Laurent Dehors : compositions, saxophones ténor et soprano, clarinette BB, basse, contrebasse, voix. / Matthew Bourne : piano, voix / David Chevallier : guitares 7 cordes, banjo, voix. / Jean Marc Quillet : percussions, trompette, voix. / Gérald Chevillon : saxophones basse, soprano, flûtes à bec, percussions, trompette, valiha, voix.


> C’était à La Tour d’Aigues (Vaucluse), Domaine Les Perpetus le 11 août 2012.

Big Four au Domaine Les Perpetus le 11 août.
Big Four au Domaine Les Perpetus le 11 août.
"Jazz à La Tour" - © CultureJazz.fr

Avant d’entrer dans l’enceinte du château de La Tour d’Aigues (du 13 au 15 août), le festival Jazz à la Tour a installé quelques belles têtes de jazz dans des lieux charmants du Sud-Luberon pour trois soirées.

L’ambiance est conviviale, la musique passionnante, l’environnement enchanteur : que peut-on espérer de mieux ?

Après Impérial Quartet (à Grambois, le 9), Kami Quintet (Beaumont de Pertuis le 10), on pouvait écouter Big Four le 11 août par une douce nuit étoilée au milieu des vignes, des fleurs et devant les pierres chaudes du Domaine Les Perpetus (vins et huile d’olives du Luberon).
Une dégustation de produits du cru précédait le concert en tous points remarquable d’une des formations françaises qui réalise le mieux la synthèse entre les courants historiques du jazz (facécieuse re-création de Jitterbug Walz de Fats Waller) et une créativité qui s’affirme haut et fort dans les compositions sans complaisance de Julien Soro (sax alto). Nous avions été captivés par les deux disques de ce quartet à l’instrumentation audacieuse (Sousaphone, vibraphone). En concert la pertinence des choix esthétiques devient une évidence : la rondeur du souffle grave contraste avec le pointillisme dansant des aigus du vibraphone, le tranchant des ciselures brûlantes du saxophone et l’implacable rigueur percussive des toms et des cymbales.
Big Four a su communiquer son plaisir de mettre la musique en jeu : message bien reçu par un public hétérogène mais conquis !

À suivre...

.::Thierry Giard: :.

Jazz à La Tour, du 9 au 15 août 2012 - Une production AJMI [3]

Big Four : Julien Soro (saxophone alto, compositions) / Stéphan Caracci : vibraphone / Fabien Debellefontaine : sousaphone / Raphaël Koerner : batterie.


> C’était à Dijon, du 16 au 21 juillet 2012

Vous n'êtes pas devant l'Arc de Triomphe, mais à Dijon au parc DARCY. Ici avec François Arnold et Manu Codjia...
Vous n’êtes pas devant l’Arc de Triomphe, mais à Dijon au parc DARCY. Ici avec François Arnold et Manu Codjia...
... le 18 juillet - François Arnold Project (Philippe Evrard -contrebasse-, Pierre "Tiboum" Guignon -batterie et percussions-). © Jacques Revon

À Dijon, le Festival Jazz au Jardin a duré une semaine. Plus de 500 personnes se sont retrouvées tous les soirs de 19h à 20h30 pour découvrir et entendre ensemble, des formations très variées. Blues, jazz-rock progressif, jazz new-orleans, et swing.

Ce qui m’aura marqué lors de ces concerts gratuits proposés en plein air par l’association Mediamusic et la ville de Dijon, c’est que le jazz sous ses différentes formes a réussi, dans l’enceinte d’un parc en plein centre ville et durant 5 jours (le concert du vendredi a dû être annulé à cause de la pluie), à rapprocher les différentes couches sociales sans distinction et toutes les générations de passage. Ce constat rassurant nous indique ce qu’un peuple peut espérer tout au fond de lui. Un besoin de vrais contacts spontanés dans un monde d’isolement, d’échanges, de retrouvailles, un certain plaisir d’être ensemble. Autant dire presque des moments de grâce où nos "différences" peuvent, grâce à cette musique semble-t-il, s’estomper le temps d’une écoute collective.

Chaque soir, de belles images se sont offertes à nos yeux... tout autour de nous, les regards, les rencontres ne nous ont pas laissés indifférents. Sans tapage, la réussite d’un vrai festival de jazz et, c’est important pour la pérennité de cette musique, vraiment ouvert à tous !

.::Jacques Revon: :.


> C’était à Sète (Jazz à Sète 2012), le 17 juillet.

Le quartet 2012 de Wayne Shorter à Sète le 17 juillet.
Le quartet 2012 de Wayne Shorter à Sète le 17 juillet.
© Gil Bouvier

Le quartet de Wayne Shorter à Sète...
Comment s’appelle ce batteur ?

.::Michel Delorme: :.

Réponse en rubrique "Sur Scène", ICI...


> C’était à Vitrolles le 6 juillet 2012

Un aperçu de la première journée du Charlie Jazz Festival de Vitrolles, le 6 juillet 2012.
Un aperçu de la première journée du Charlie Jazz Festival de Vitrolles, le 6 juillet 2012.
© CultureJazz.fr

Pour vous aussi, peut-être, l’image de Vitrolles reste entachée par une parenthèse politique locale peu enviable. Cette histoire déjà ancienne s’est aujourd’hui totalement consumée grâce, entre autres, à l’énergie combative de l’association Charlie Free, animée par Claude Gravier, qui a su braver les courants contraires pour donner au jazz une place que beaucoup devraient lui envier.
Dans le cadre du magnifique Domaine de Fontblanche le jazz vit toute l’année entre les rendez-vous réguliers du Moulin à Jazz et le festival de juillet.
Le 6 juillet, après une inauguration sincèrement sympathique et un apéritif fanfaronnant joyeusement (La Nouvelle Collection), Perrine Mansuy officiait en quartet sous les ogives végétales des platanes séculaires. Elle offrait ses superbes Vertigo Songs à la nuit naissante pour éveiller les esprits du jazz avant que n’arrive un Dave Holland plus sémillant et souriant que jamais (on y revient plus loin).
Un festival toujours singulier, chaleureux et riche donc incontournable.

.::Thierry Giard: :.

Vertigo Songs : Perrine Mansuy (piano), Marion Rampal (voix), Rémi Decrouy (guitare, samples, électronique), Xavier Sanchez (percussions).
La Nouvelle Collection : Christophe Azema (sax baryton), Daniel Zarb (guitare), Jérôme Dufour (saxophone), Pierre Canard (percussions).


> C’était à Couches (71), le 7 juillet 2012.

Aldo Romano au festival Jazz à Couches 2012.
Aldo Romano au festival Jazz à Couches 2012.
Samdi 7 juillet - © Jacques Revon

Le 26ème Festival de "Jazz à Couches" en Bourgogne s’est achevé par deux pages dignes de tout ce que peut évoquer où sous-entendre le mot jazz.

En première partie, une création du jeune batteur Denis Desbrières en sextet : écriture, arrangements et projet baptisé "Charivari" interprété et admirablement joué par 6 musiciens de la nouvelle génération. Une carte blanche réussie par cette formation de jazzmen bourguignons.

Sur scène ensuite, le Palatino Quartet (du nom du célèbre train qui relie Paris à Rome), a signé l’apothéose de ce festival.
Les voyageurs d’un soir ont été gâtés. Ce soir-là, le légendaire batteur Aldo Romano accompagné de ses compères Fabrizio Bosso (trompette), Glenn Ferris (trombone), et Michel Benita (contrebasse) ont sans doute marqué de leur très solide empreinte XXL l’histoire de ce festival.
Manifestation culturelle organisée entièrement par des bénévoles (depuis sa création !), avec cette année sous le chapiteau une moyenne de plus de 500 spectateurs par soirée.
Un très bon cru et à voir sur le web si vous aimez les images : plus de 250 photographies live des quatre soirées sur le site de www.jazzacouches.fr

Bonnes vacances et bon voyage dans les autres festivals !

.: :Jacques Revon: :.


> C’était à Couches (71), le 6 juillet 2012.

Ibrahim Maalouf au festival Jazz à Couches 2012.
Ibrahim Maalouf au festival Jazz à Couches 2012.
vendredi 6 juillet - © Jacques Revon / CultureJazz.fr

La 26ème édition de "Jazz à Couches" a connu vendredi 6 juillet une soirée à guichet fermé, le chapiteau qui accueille le public était plein (à craquer), du presque jamais vu si ce n’est il y a quelques années lors de la venue de Marcus Miller. Cette fois-ci le public était jeune, ce qui apporte aussi un élément de réponse à celles et ceux qui disent que le public fidèle aux différents "jazz" à plutôt tendance à vieillir. Y aurait il de nouvelles vibrations ?

Au programme : le Kaktus Groove Band une formation de huit musiciens, ceux-ci ont boosté le chapiteau, des décibels, du groove, du festif, de quoi remuer les plus calmes !
"K.G.B" un groupe qui décoiffe.

En plat de résistance de cette soirée endiablée on ne le présente plus et il attire sans doute les plus jeunes, Ibrahim Maalouf. Au menu "Diagnostic".
Le trompettiste franco-libanais continue de rechercher et de créer une musique qu’il veut nous transmettre, connivences multiples, et sons particuliers produits par sa "personal trompette", j’invente ce terme ! Ainsi, Ibrahim se charge de nous faire voyager dans son monde.

.: :Jacques Revon: :.


> C’était à Couches (71), le 5 juillet 2012.

Youn Sun Nah au festival Jazz à Couches.
Youn Sun Nah au festival Jazz à Couches.
5 juillet 2012 - © Jacques Revon / CultureJazz

Superbe concert ce jeudi soir malgré les pluies orageuses qui se succèdent.

Le trio Inception ouvre la soirée, un tout nouveau trio composé d’un très jeune virtuose du piano Frédéric Nardin, de Matteo Bortone à la contrebasse et de excusez du peu, Leon Parker à la batterie. Des compositions originales et une complicité au plus haut degré, un trio qui promet !!

En deuxième partie, ci-dessus, la merveilleuse chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah en accord parfait avec le grand guitariste Ulf Wakenius, un concert d’excellence qui a littéralement bouleversé le public, une voix superbe, osmose parfaite entre cette très jeune soprano lyrique et le dernier guitariste d’Oscar Peterson.

Un concert exceptionnel et sincèrement l’adjectif reste encore faible.

.::Jacques Revon: :.


> C’était à Couches (71), le 4 juillet 2012.

IMPERIAL KIKIRISTAN à Jazz à Couches 2012.
IMPERIAL KIKIRISTAN à Jazz à Couches 2012.
© Jacques Revon

Le 26ème Festival Jazz à Couches a débuté mercredi soir, 4 juillet, sous chapiteau avec l’orchestre IMPERIAL KIKIRISTAN.
6 musiciens. Culture du Kikiristan : voyage au bout du folklore d’un pays méconnu !!
Cette année, le Liban, la Corée du Sud seront les principales destinations de ce 26ème festival Jazz à Couches.
À voir, les photographies prises tous les soirs pendant les concerts sur www.jazzacouches.fr / rubrique "historique" puis "galerie".

À suivre...

.: :Jacques Revon: :.


> C’était le samedi 30 juin, à Puimichel (04)...

A Jazz Agricole Day 2012 à Puimichel (04)
A Jazz Agricole Day 2012 à Puimichel (04)
Thomas Weirich (g), Raphaël Imbert (ts), Pierre Fenichel (cb), Simon Sieger (tb), Famoudou Don Moyé (dms), Paul Elwood (bjo).

Un salut du pays des lavandes,

La culture jazz et l’agriculture font bon ménage à Puimichel, village perché des Alpes-de-Haute-Provence surplombant un patchwork végétal d’où émerge le bleu des champs de lavande.
Soucieux de faire vivre la musique dans son terroir d’adoption, le saxophoniste-ethnologue Raphaël Imbert, sa compagnie Nine Spirit et une dynamique association locale ont inventé une journée en l’honneur du jazz : A Jazz Agricole Day.
Avec quelques amis chers et réputés, ils cultivent le jazz comme on l’aime : vivant, vibrant, coloré, parfumé, chargé d’émotion, inspiré par les dieux. Une vraie musique de l’âme servie du matin jusqu’au milieu de la nuit avec une relative économie de moyens en privilégiant les rencontres, les interactions, les combinaisons en différents contextes : l’église pour des chants et des hymnes sacrés, une place pour du jazz de fête et une cour d’école, à la nuit tombée, pour imaginer d’autres folklores célestes.
Une très belle image du bonheur de beaucoup donner pour mieux partager.

.: :Thierry Giard: :.

A Jazz Agricole Day 2012 - Puimichel (04), samedi 30 juin 2012 de 10h à 24h . Avec : Raphaël Imbert (saxophones, clarinette basse, direction artistique), Famoudou Don Moyé (batterie, congas), Sarah Quintana (guitare, chant), André Jaume (saxophones), Alain Soler (guitare, batterie), Paul Elwood (banjo, chant), Jean-Marc Montera (guitare), Simon Sieger (trombone, orgue) ; Thomas Weirich (guitares), Pierre Fenichel (contrebasse), Emmanuel Cremer (violoncelle).


> C’était mercredi 20 juin, à Orléans...

Ouverture du festival Orléans Jazz, le 20 juin 2012 avec Synaptic Project
Ouverture du festival Orléans Jazz, le 20 juin 2012 avec Synaptic Project
© CultureJazz.fr

Chers lecteurs, amateurs de Jazz durable...
Une pensée enthousiaste depuis Orléans où mercredi 20 juin, nous avons opté pour une pause, prélude aux festivals d’été. L’occasion d’aller à la rencontre de l’association Ô Jazz qui, pendant le festival Orléans’Jazz, poursuit le travail de fond qu’elle mène tout au long de l’année.
Favoriser les « circuits courts », déceler et utiliser les ressources musicales du crû, donner des rendez-vous qui laissent toute la place aux musiciens locaux, leur permettre de se produire et de développer leurs projets jusqu’à ce qu’ils puissent « voler de leurs propres ailes », c’est le credo de cette association. Un choix engagé dans une perspective culturelle et durable dont la pépinière de jeunes musiciens de jazz ne peut que profiter.
Ce premier rendez-vous en ouverture du festival était donc donné sous le soleil, Place de Loire, le long du Quai du Châtelet, avec le trio tourangeau Synaptic Project dont nous ne pensons que du bien (lire ici, en rubrique "Sur scène" !).

Denise Giard


> C’était à Paris, du 16 avril au 16 mai.

Tony Malaby au Sunset - mai 2012
Tony Malaby au Sunset - mai 2012
© Philippe Paschel

CINQ SEMAINES CINQ SAXOPHONISTES

Mark Turner est un homme mince, maigre même, dont le souffle s’envole dans les aigus de la tessiture, sans perdre la douceur du son, l’exaspération du rythme le porte à une hauteur toujours mélodieuse. La nuit en sera plus douce, mais plus fertile en rêves.
David Sánchez est un bon garçon un peu à l’étroit dans sa chemise. Il a un gros son et affronte une rythmique caraïbe résolument percussive.
Logan Richardson prend la musique au sérieux, il reste immobile, concentré dans la résolution des difficultés qu’il se crée dans l’improvisation. Ses doigts sont infaillibles à développer les harmonies les plus nouvelles. Il semble invincible, implacable de rythme, toujours créant du neuf. C’est un musicien étonnant.
Francesco Bearzatti, comme le faisait Lionel Hampton, continue de chantonner après avoir retiré le bec de la bouche. C’est un homme énergique, qui reprend encore un dernier chorus avant la fin du morceau. Avec lui une ballade est une avalanche de doubles-croches.
Tony Malaby reste presque immobile, seule la tête se balance un peu. Toute la puissance accumulée dans son corps s’engouffre dans le saxophone et délivre une musique assez planante mais violente. On n’oserait la qualifier de free, tant les musiciens du groupe lisent les partitions, avec préoccupation parfois. Dans le profond de la nuit, on est emporté dans le flot d’une harmonie assez simple cependant.

  • Sunside -16 avril : FLY : Mark Turner (ts), Larry Grenadier (b), Jeff Ballard (dms).
  • New Morning- 27 avril : David Sánchez (ts), Ed Simon (p), Ricky Rodríguez (b), Antonio Sánchez (dms).
  • Sunside - 28 avril : Tony Tixier (p), Logan Richardson (as, ss), Burniss Earl Travis III (b), Kendrick Scott (dms).
  • Sunside - 5 mai : Rita Marcotuli (p), Francesco Bearzatti (ts, cl), Michel Benita (b), John Betsch (dms).
  • Sunset - 16 mai : Tony Malaby (ts), Ben Morder (gu), Drew Gress (b), Flin van Hemmen (dms).

Philippe Paschel


> C’était à Paris le 22 mai 2012 - festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés Paris.

Christiane Taubira avec Jacques Schwarz-Bart à Paris le 22 mai 2012. © Christian Ducasse
Christiane Taubira avec Jacques Schwarz-Bart à Paris le 22 mai 2012. © Christian Ducasse
© Christian Ducasse / CultureJazz.fr

Bonjour les amis,

Un petit coucou de Paris pour faire écho à l’incandescente apparition du nouveau quartet de Jacques Schwarz-Bart au festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés ParisFrédéric Charbaut cultive l’art d’inviter des talents libérant fraîcheur et inventivité sur le versant le plus accessible du swing moderne.

Le quartet "The Art of the Dreaming" se situe sur la cime rocailleuse d’un volcan pas ensommeillé. Schwarz-Bart et son saxophone ténor y convoquent avec ce groupe fusionnel des forces colossales où raisonnent les âmes de Coltrane ou Yusef Lateef.
Pas étonnant que son dernier disque évoque le sorcier Carlos Castaneda.
Au tout premier rang ce mercredi soir, à deux ou trois mètres de la scène du singulier amphithéâtre de l’Institut Océanographique, Christiane Taubira, mélomane avertie et fan de Brother Jacques n’a rien manqué du banquet pantagruélique servi par le quartet. La toute nouvelle Garde des Sceaux tenait à prolonger dans les coulisses avec le héros du jour...

À bientôt et grand salut.

Christian

Jacques Schwarz-Bart (sax ténor), Baptiste Trotignon (piano), Thomas Bramerie (contrebasse) et Hans Van Oosterhout (batterie)

> Liens :

texte et photo © Christian Ducasse


> 17 mai 2012 - Festival JAZZ SOUS LES POMMIERS - Coutances

Costel Nitescu : violon / Samson Schmitt : guitare / Richard Manetti : guitare / Joan Eche-Puig : contrebasse - JSLP 2012 © Christian Ducasse
Costel Nitescu : violon / Samson Schmitt : guitare / Richard Manetti : guitare / Joan Eche-Puig : contrebasse - JSLP 2012 © Christian Ducasse
© Christian Ducasse / CultureJazz.fr

Une petite pensée...

Les gitans du jour performaient au terrain des gens du voyage jeudi 17 mai dans le cadre du festival Jazz sous les Pommiers.
L’éolienne au loin rappelait en quoi le développement durable, une des préoccupations du festival, est précieux... comme la présence des gitans.

.::Christian DUCASSE - reporter photographe: :.

Les musiciens :
Costel Nitescu : violon / Samson Schmitt : guitare / Richard Manetti : guitare / Joan Eche-Puig : contrebasse

> Lien :


> 14 mai 2012 - Thomas de POURQUERY et l’École de Musique du Pays Granvillais - Jullouville (Manche)

Thomas de Pourquery et les élèves (et professeurs) de l'EMI du Pays Granvillais. 14 mai 2012 à Jullouville (et le 13 à Coutances : vignette)
Thomas de Pourquery et les élèves (et professeurs) de l’EMI du Pays Granvillais. 14 mai 2012 à Jullouville (et le 13 à Coutances : vignette)
© Culturejazz.fr

De l’énergie, des sourires, de l’envie, de l’audace, des regards qui en disaient long... Souvenir d’un beau moment musique vivante et vibrante, parfois exubérante et impertinente en Pays Granvillais, à Jullouville pour une sorte de off du festival Jazz sous les pommiers.
Thomas de Pourquery retrouvait les élèves de l’école de musique locale et les professeurs impliqués dans ce projet après un concert épatant donné la veille à Coutances.
Il souhaitait que ce soit une "vraie rencontre" [4], ce fut du bonheur partagé entre compositions et improvisations collectives modelées par la gestuelle expressive du meneur de jeu.
Ces musiciens en devenir ont compris dans l’action ce que les discours ne pourront jamais expliquer. La musique prend vie dès lors que le collectif est animé par une même envie de jouer, sans réserve, tous ensemble !
Bravo !

.::Thierry GIARD: :.

> À lire sur CultureJazz.fr : entretien avec Thomas de Pourquery (2012)

> Liens :


> 12 mai 2012 - Ouverture de la 31ème édition du festival JAZZ SOUS LES POMMIERS à Coutances (Manche)

Robert Glasper Experiment - Jazz sous les Pommiers - Coutances - 12 mai 2012
Robert Glasper Experiment - Jazz sous les Pommiers - Coutances - 12 mai 2012
© CultureJazz.fr

C’est parti pour la 31ème édition du festival Jazz sous les Pommiers à Coutances (50).

Robert Glasper expérimente. Dans son labo, il a réuni une équipe serrée du genre funk-style/Black Muslims et redéfini le positionnement : piano(s) côté cour, tambours côté jardin. À défaut d’être un véritable inventeur, il synthétise des molécules déjà manipulées par ses maîtres, redonne vie aux papillons d’Herbie Hancock (Butterfly) et diffuse ses électrons dans un environnement souvent obscur.
Le piano taille la route droit devant dans un paysage sonore qui évoque les mouvances urbaines, il emprunte parfois des chemins de traverse, des fausses-pistes volontaires (virtuose le bad-boy !) et s’échappe vers Debussy en flux et reflux dans un solo magique (tiens, l’ombre d’Hancock passe à nouveau)...
Dans son monde en mouvement perpétuel, la musique vit en quatre dimensions. La batterie de Mark Collenburg découpe le temps en portions millimétriques, la basse de Derrick Hodge arrondit les angles et la voix "vocodée" de Benjamin Casey résonne comme un lancinant appel d’outre-galaxie... Il chante "In a Dream" composition de Glasper au répertoire de la fine Gretchen Parlato à la voix vaporeuse. Le son du saxophone, alto ou soprano à deux reprises semble curieusement anachronique dans ce contexte mais rassure les plus sceptiques...
Penser à réécouter ’"Thrust" d’Herbie Hancock période Headhunters pour ce Butterfly dont on aurait presque oublié la modernité... si Gretchen Parlato ne l’avait réenregistré il y a peu sur son bel album "In a Dream"... Décidément, comme le disait Lavoisier : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme...".

.::Thierry GIARD: :.

Entendus aussi ce samedi, les vigoureux bas-normands de "Tante Yvonne" : un tentet qui lève la tête et passe haut la main ! Ensuite, la musique aux petits oignons épicés (recette bien éprouvée) de Céline Bonacina. Également le New Gospel quintet de Don Byron : bonheur de réécouter Barbara Walker (cf. Le Mans)
À suivre... et on en reparlera !

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> Lire la suite (les cartes postales avant mai 2012)...

[1Association Le Doigt dans l’Oreille du Chauve - Calvados

[2Association Jazz et Musique Improvisée - Avignon

[3Association pour le Jazz et la Musique Improvisée - Avignon

[4Cf. ci-dessous : entretien publié en avril 2012