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NICE JAZZ FESTIVAL 2008, les 22 et 23 juillet.

Echos niçois, depuis Cimiez.

D 4 août 2008     H 18:34     A Jacques Chesnel    


Première constatation : il était temps que ce festival retrouve une partie de sa spécificité, le jazz, sous la nouvelle direction et l’impulsion de Gérard Drouot. Oh, bien sûr, comme (presque) tous les autres festivals sous le label jazz, les concessions faites à un plus large public sont devenues nécessaires sinon obligatoires, ici avec de grands noms, des talents incontestables (Bashung, Leonard Cohen, Joan Baez, Yael Naim) aux plus contestés à mon goût (le violoniste Nigel Kennedy et son show racoleur, le trio The Bad Plus, plus « bad » que « plus »).

Durant mes deux jours (les 22 & 23 juillet), j’ai pu constater une organisation impeccable, un accueil chaleureux au service de presse, une implantation des trois podiums et les horaires des concerts évitant les effluves sonores indésirables, le timing rigoureux des prestations (hormis les rappels des grandes vedettes), bref, tout ce qu’il faut pour ce festival redémarre sous de nouvelles auspices.

Maria Schneider
Photo © Jimmy and Dena Katz. / Artistshare.com

La musique du trio du pianiste polonais Marcin Wasilewski a montré qu’elle doit plutôt s’écouter dans une atmosphère de club, Maceo Parker fut fidèle à sa réputation, le gros choc consistant dans la prestation du Maria Schneider Orchestra (17 musiciens) qui a enthousiasmé l’assistance nombreuse autant par la somptuosité des compositions et des arrangements que par les interventions des solistes tous excellents (mentions spéciales à la trompettiste Ingrid Jensen, aux saxophonistes Steve Wilson (soprano) et Donny McCaslin (ténor) ce dernier auteur d’un solo époustouflant dans le sens que lui donne le cinéaste Roberto Benigni).

Le lendemain Jean-Luc Ponty, remarquablement bien entouré, a démontré qu’il était bien l’un des rares violonistes de jazz au monde, sa prestation réduisant le pantin Kennedy à des trucs et clichés indignes d’un instrumentiste de réputation (usurpée).
Quant aux groupes Oregon et Return to forever, ils ont su contenter leurs admirateurs avec une musique d’hier qui si elle n’a pas pris trop de rides n’en est pas moins un peu marquée dans le temps et un brin délayée dans la facilité.

Mes regrets :

1/ n’avoir pu assister aux concert d’Avisha Cohen trio, The San Francisco Jazz Collective et le Gary Burton Quartet Revisited ;

2/ la quasi absence des jeunes talents français, il y en a pourtant.

En souhaitant une programmation un peu plus recentrée autour du jazz, nous reviendront à Nice.

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